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Le buffet froid est mort, vive le 'Show-Cooking' brut

Le buffet traditionnel agonise. Découvrez pourquoi le show-cooking et les produits bruts vont dominer vos réceptions en 2026. Alerte : le champagne n'est plus roi.

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Thomas Martin
Journaliste senior • 25/02/2026

On va se dire les choses franchement : qui a encore envie de manger des mini-quiches détrempées et du jambon déshydraté sur un plateau en plastique ? Personne. Pourtant, on continue d'en voir partout dans les séminaires. Pour 2026, la tendance change de braquet. On veut du vrai, du feu, et surtout, on veut voir le chef transpirer un peu sur sa plaque.

Le truc qui explose, c'est ce qu'on appelle le show-cooking ou la cuisine ouverte. En gros, au lieu d'avoir un buffet figé comme une expo de musée, vous avez des mecs qui découpent un bar en croûte de sel devant vous ou qui font sauter des Saint-Jacques à la minute. C'est plus cher ? Oui, forcément. Mais au moins, les invités arrêtent de regarder leur montre en attendant la fin de la soirée.

J'ai discuté avec un traiteur lyonnais la semaine dernière. Le type me disait qu'il ne vendait quasiment plus de menus 'assis' classiques. Les gens veulent picorer, mais du haut de gamme. On est sur du circuit court radical. On ne parle plus de 'légumes de saison', ça c'est le minimum syndical. On parle de variétés oubliées, de producteurs dont on peut citer le nom et l'adresse. C'est presque devenu une obsession, parfois un peu snob, je l'accorde, mais c'est tellement mieux que le surgelé industriel qu'on nous servait il y a dix ans.

L'alcool, c'est plus ce que c'était

Un autre point qui me frappe, c'est la chute du champagne à tout prix. C'est fini l'époque où on servait une piquette tiède dans des coupes juste parce qu'il y avait des bulles. Aujourd'hui, les accords mets-vins deviennent pointus. Et surtout, les boissons sans alcool (le 'No-Low') prennent une place de dingue. Si votre traiteur ne propose pas une infusion de kombucha maison ou un cocktail de jus de légumes pressé à froid qui a de la gueule, il est déjà largué.

Bon, du coup, comment on organise ça sans se planter ? Mon conseil, c'est d'arrêter de vouloir plaire à tout le monde. Si vous essayez de faire un menu qui convient au vegan, au sans gluten et au carnivore pur jus, vous allez finir avec un truc insipide. Il faut prendre des risques. Un vrai bon traiteur pour 2026, c'est quelqu'un qui a une signature, pas un exécutant qui suit une check-list.

D'ailleurs, parlons de la tech. On voit des logiciels de gestion de stock incroyables qui permettent de réduire le gâchis alimentaire de 30%. C'est pas juste 'écolo' pour faire joli sur la brochure, c'est du bon sens économique. Moins de poubelles remplies à la fin, c'est plus d'argent investi dans la qualité du produit brut. C'est là que la tech est utile, pas pour mettre des robots serveurs qui font flipper tout le monde.

Au final, la gastronomie événementielle revient à ses racines : l'instantanéité. On arrête les chichis, on veut du goût, de la flamme et de la proximité. Est-ce qu'on n'en fait pas un peu trop avec cette mise en scène permanente ? Peut-être. Mais entre un stand de tacos gastronomiques et un canapé au saumon qui a pris l'air pendant trois heures, le choix est vite fait.

Reste à voir si les budgets vont suivre, car la qualité a un coût que beaucoup de boîtes oublient encore dans leurs tableurs Excel.